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Francis Fukuyama : «Il y a un risque de défaite de la démocratie»

Francis Fukuyama, professeur de sciences politiques à l'université John Hopkins à Washington. Stephane Grangier/Corbis via Getty Images

INTERVIEW - En 1992, après la chute de l'URSS, La fin de l'histoire et le dernier homme était devenu le livre culte des apôtres de la «mondialisation heureuse». Mais le triomphe de la démocratie libérale, prophétisé par Francis Fukuyama, n'a pas eu lieu. À l'occasion de la réédition de son essai, l'intellectuel revient sur sa thèse.

FIGARO MAGAZINE. - Depuis sa parution il y a près de trente ans jusqu'à aujourd'hui, La Fin de l'histoire et le dernier homme suscite de nombreuses polémiques. Beaucoup de commentateurs interprètent ce que vous appelez «la fin de l'histoire» comme l'avènement d'un temps stationnaire et dépourvu de conflit, le triomphe de la mondialisation heureuse… Est-ce un malentendu?

Francis FUKUYAMA. - Ce dont je suggérais la fin n'était évidemment pas l'histoire comme succession d'événements. Par «la fin de l'histoire», il faut comprendre le terme «histoire» au sens philosophique où l'entendaient Hegel et Marx. Les deux théoriciens allemands croyaient que l'évolution des sociétés humaines n'était pas infinie, mais s'achèverait le jour où l'humanité aurait mis au point une forme de société qui satisferait ses besoins les plus profonds et les plus fondamentaux. Cela ne signifiait pas que des événements importants allaient cesser de se produire ou que les journaux pour les raconter allaient cesser de paraître…

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42 commentaires
  • Opium 75

    le

    C'est le Mink ou l'Attali américain.Il se trompe tout le temps.

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